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Les femmes sont à l’épicentre de l’épidémie du VIH/sida : elles représentent près de la moitié des 40 millions de personnes dans le monde actuellement infectées par le virus. En tant que mères, soignantes et – de plus en plus souvent – la tranche de population courant le plus grand risque de contracter le virus du VIH/sida, les femmes sont confrontées à des défis sans précédent dans la gestion de leur propre santé et de la santé et du bien-être de leurs familles.
L’IPM reconnaît que les femmes ont un urgent besoin d’avoir accès à des options de prévention d’infection au VIH sûrs, efficaces et abordables qu’elles peuvent elles-mêmes initier. Des douzaines d’agents capables d’arrêter l’infection par le virus du VIH ont été identifiés et sont en cours d’étude pour servir de microbicides, et l’IPM est convaincu que le développement accéléré d’un produit microbicide sûr et efficace est à portée de main.
Avec un niveau suffisant de financement autant public et privé et un engagement durable pour faire passer le plus rapidement possible les produits les plus prometteurs à des essais cliniques soigneusement conçus, un produit microbicide pourrait être mis sous licence et entre les mains des femmes des quatre coins du monde dans les cinq à sept prochaines années.
Les microbicides sont des produits vaginaux conçus pour limiter les risques de transmission du virus du VIH lors des rapports sexuels. Ils se présentent sous la forme d’un gel, d’une crème, d’un film, d’un suppositoire ou d’une éponge, mais peuvent également être intégrés à un anneau vaginal diffusant progressivement le composant actif. Un microbicide pourrait également se présenter sous une nouvelle formule et utiliser un mode d’administration restant à inventer. Un microbicide constituerait un complément utile à d’autres mesures de prévention du VIH telles que des campagnes de sensibilisation en faveur des rapports protégés, la distribution de préservatifs, le conseil et le dépistage volontaires, le traitement après dépistage d’infections sexuellement transmisses, les campagnes anti-stigmatisation, un approvisionnement en sang non contaminé et - il faut l’espérer un jour - un vaccin.
Développés dans les années 1990, les premiers produits microbicides devraient assurer une protection partielle contre l’infection par le virus du VIH. Les microbicides de première génération comprennent des produits qui agissent en constituant des barrières physiques au virus et en modifiant la chimie du vagin des femmes pour diminuer la probabilité d’apparition d’une infection.
Si ces produits sont utilisés de manière cohérente, ils peuvent potentiellement éviter des millions de décès. Actuellement, quatre produits microbicides de première génération font l’objet d’essais d’efficacité à grande échelle en Afrique et en Inde.
Les microbicides de la prochaine génération (ceux spécialement conçus pour être actifs contre le virus du VIH), ainsi que des thérapies combinées, promettent d’assurer une protection encore plus grande contre la transmission du virus du VIH que les formulations antérieures. C’est sur les microbicides de la prochaine génération que l’IPM met l’accent, et plusieurs sont actuellement en cours de développement par l’IPM, ou avec le soutien de l’IPM, tels que TMC120, BMS 793 et Merck 167. D’autres microbicides de la prochaine génération en cours de développement comprennent l’UC 781 de CONRAD, le MIV 150 du Population Council, le DABO de Idenix et le PMPA, qui est en cours de développement par un consortium. Le développement de thérapies combinées destinées à lutter contre la transmission virale sur plusieurs fronts à la fois représente l’avenir des mesures de prévention du virus VIH et constitue également l’une des priorités de l’IPM.
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