Que sont les microbicides ?
Pourquoi les femmes ont-elles besoin de microbicides ?
À quel stade en est le développement des microbicides ?
Quand les femmes bénéficieront-elles de microbicides sûrs et efficaces ?
Quelles sont les ressources nécessaires pour développer un microbicide dans ces délais ?
Qu'est-ce que le Partenariat international pour des microbicides (IPM) ?
Comment fonctionne l'IPM ?
Qui finance l'IPM ?
Comment l'IPM travaille-t-il avec le secteur privé pour développer des microbicides ?
Que va faire l'IPM pour s'assurer que les femmes de pays à faibles revenus auront un accès rapide et abordable aux microbicides ?
Comment les préférences des femmes sont-elles prises en compte dans le développement de microbicides ?
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| Que sont les microbicides ? |
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Les microbicides sont des produits vaginaux conçus pour réduire les risques de transmission du VIH lors des rapports sexuels. Ils pourraient prendre la forme d’un gel, d’une crème, d’une pellicule, d’un suppositoire ou d’une éponge, ou bien être intégrés à un anneau vaginal diffusant progressivement le principe actif. Un microbicide pourrait aussi exister sous une nouvelle formulation et utiliser une méthode d’administration restant encore à inventer. Les microbicides seraient un complément utile à d’autres mesures de prévention du VIH, du type : éducation au sujet de pratiques sexuelles sans risque, distribution de préservatifs, dépistage volontaire et counselling, dépistage et traitement d’infections transmises sexuellement, campagnes anti-honte, réserves de sang sûr et on l’espère, un jour, un vaccin. |
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| Pourquoi les femmes ont-elles besoin de microbicides ? |
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Les femmes et les filles supportent tout le poids de l’épidémie de VIH/sida. Plus de 17,3 millions de femmes vivent actuellement avec le VIH et le sida au niveau mondial et ce nombre continue à augmenter. En Afrique subsaharienne, 59 p. cent de tous les adultes vivant avec le VIH sont des femmes (ONUSIDA, « 2006 Report on the Global AIDS Epidemic » (Rapport 2006 sur l’épidémie mondiale de sida). Les femmes deviennent infectées par le VIH à une vitesse plus rapide que les hommes, en raison principalement de leur prédisposition biologique accrue et de l’inégalité profonde entre les sexes. De nombreuses femmes ont très peu ou pas du tout de contrôle sur les conditions dans lesquelles elles ont des rapports sexuels et souvent ne sont pas en mesure de pouvoir négocier l’usage de préservatifs. Un microbicide a le potentiel de placer le pouvoir de protection contre une infection par le VIH entre les mains des femmes et de sauver des millions de vies. |
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| À quel stade en est le développement des microbicides ? |
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Trois microbicides candidats de la première génération sont dans des essais d’efficacité à grande échelle et auxquels des milliers de femmes s’inscrivent en Afrique. Les trois produits sont le BufferGel, le Carraguard et le PRO 2000. De plus, des douzaines de microbicides candidats de la prochaine génération sont dans des études d’innocuité et en cours de développement préclinique. |
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| Quand les femmes bénéficieront-elles de microbicides sûrs et efficaces ? |
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Avec un financement et un engagement politique adéquats, il pourrait s’avérer possible de placer des microbicides entre les mains des femmes au cours des cinq à sept prochaines années. |
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| Quelles sont les ressources nécessaires pour développer un microbicide dans ces délais ? |
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En 2005, 163 millions de dollars US (128 millions €) ont été consacrés à la recherche, au développement et à la défense des microbicides au niveau mondial. Des projections développées par l’IPM, l’Alliance pour le développement de microbicides (Alliance for Microbicide Development) et la Campagne mondiale pour des microbicides (Global Campaign for Microbicides), estiment que l’investissement annuel mondial dans le développement opportun d’un microbicide sûr et efficace doit augmenter pour passer à 280 millions de dollars US par an (220 millions €) par an, au cours des cinq prochaines années (et demeurer aux environs de 260 millions de dollars US (205 millions €) par an, jusqu’à l’homologation de microbicides satisfaisants. |
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| Qu’est-ce que le Partenariat international pour des microbicides (IPM) ? |
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L’IPM est un partenariat de développement de produits (PDP) sans but lucratif, établi en 2002 pour empêcher la transmission du VIH en accélérant le développement et la disponibilité de microbicides sûrs et efficaces pouvant être utilisés par des femmes dans les pays en voie de développement. |
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| Comment fonctionne l’IPM ? |
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L’IPM fait la promotion du développement et de la distribution rapides de microbicides en innovant une approche de « meilleures pratiques » aux fins suivantes :
- dépistage de composés et conception de formulations optimales ;
- développement de sites d’essais cliniques et réalisation d’essais cliniques ;
- identification de voies réglementaires appropriées pour des produits microbicides ;
- établissement de capacités de fabrication et de distribution permettant d’assurer un accès rapide aux microbicides, dès leur disponibilité.
L’IPM finance, cofinance ou optimise également des ressources destinées à soutenir les projets de développement de médicaments d’autres entités. Toutefois, dans certains cas, l’approche la plus efficace réside dans la prise de leadership du développement, des évaluations et de la réalisation des essais cliniques de composés de microbicides prometteurs par l’IPM, lui-même. |
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| Qui finance l’IPM ? |
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L’IPM reçoit des fonds des gouvernements de l’Allemagne, de la Belgique, du Canada, du Danemark, de la France, de l’Irlande, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Suède, du Royaume-Uni et des États-Unis, ainsi que des fondations Bill & Melinda Gates et Rockefeller, de la Commission européenne, du FNUAP et de la Banque mondiale. |
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| Comment l’IPM travaille-t-il avec le secteur privé pour développer des microbicides ? |
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En tant que partenariat de développement de produits, l’IPM cherche à rassembler expertise et ressources dans le secteur privé pour faire progresser la recherche sur les microbicides. L’IPM établit des accords avec des sociétés privées lui permettant de développer des produits de l’industrie pour utilisation en tant que microbicides dans les pays moins développés. À ce jour, l’IPM a acquis auprès de quatre importantes sociétés pharmaceutiques, des licences libres de redevances pour développer, fabriquer et distribuer des composés antiviraux à des fins d’utilisation sous forme de microbicides dans des pays en voie de développement. Tibotec Pharmaceuticals, Ltd. (une filiale de Johnson & Johnson) a octroyé la dapivirine (TMC120) sous licence à l’IPM en mars 2004 ; et en octobre 2005, Merck and Co., Inc. et Bristol-Myers Squibb ont chacune accordé sous licence des antirétroviraux connus comme « inhibiteurs d’entrée » qui se lient directement au VIH ou au récepteur CCR5 et sont conçus pour empêcher le VIH de pénétrer efficacement dans les cellules hôtes. De plus, en décembre 2006, Gilead Sciences, Inc. a concédé à l’IPM et à CONRAD les droits de propriété intellectuelle du ténofovir. |
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| Que va faire l’IPM pour s’assurer que les femmes de pays à faibles revenus auront un accès rapide et abordable aux microbicides ? |
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L’IPM travaille sur de nombreux fronts pour encourager un environnement social et politique soutenant et favorisant une introduction et utilisation rapides de microbicides en :
- réalisant une série d’études sur la consommation, afin de déterminer les préférences des femmes, élever leur prise de conscience à l’égard de cette nouvelle technologie et obtenir leur avis au sujet du développement d’un gel microbicide ;
- tirant des leçons de l’introduction d’autres produits de santé dans les pays en voie de développement et en anticipant des occasions de soutien d’utilisation ultérieure de microbicides dans des engagements actuels d’augmentation des réponses au VIH et au sida au niveau mondial, ainsi que pour améliorer la santé dans les pays en voie de développement ;
- identifiant les voies réglementaires permettant d’optimiser l’approbation et l’homologation des produits ;
- développant des profils détaillés des pays, afin de faciliter l’anticipation de barrières possibles à l’accessibilité aux microbicides et de résoudre les domaines de problèmes potentiels ; et en
- soutenant des études destinées à modeler l’usage de microbicides dans le cadre de stratégies de prévention complètes contre le VIH dans différents pays et milieux épidémiologiques.
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| Comment les préférences des femmes sont-elles prises en compte dans le développement de microbicides ? |
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L’efficacité est influencée par l’acceptabilité. Même le microbicide le plus efficace au monde ne fonctionnera pas s’il n’est pas utilisé correctement. Le feedback en provenance d’études d’innocuité dans de nombreux pays en voie de développement met l’accent sur le besoin de microbicides qui n’interfèrent pas avec les rapports sexuels et dont l’utilisation est discrète. Il est crucial que les différences culturelles entourant les pratiques sexuelles soient prises en considération dans le développement de nouvelles méthodes d’administration de microbicides. L’IPM a déjà achevé l’une de plusieurs études de consommation visant à déterminer les préférences et les opinions de femmes africaines et de leurs partenaires masculins à propos de différents types de gels et prévoit également de mener une étude d’acceptabilité pour l’anneau vaginal. Les résultats de ces études et d’autres permettront à l’IPM et à d’autres développeurs de microbicides d’aborder de manière appropriée les préférences des femmes concernant différents types de méthodes d’administration de microbicides. |
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Dernier mis à jour: mars 2007 |
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